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Végétarisme et végétalisme ont des points communs qui peuvent parfois prêter à confusion. Quelles différences ? Sont-ils adaptés à tout âge ? Voici quelques pistes pour mieux les comprendre, les différencier ainsi que des conseils pour continuer à manger équilibré.
Le régime végétarien, aussi appelé végétarisme, est une pratique alimentaire qui exclut la consommation de chair animale (viande, poisson, fruits de mer) mais inclut la consommation d’œufs et de produits laitiers. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on qualifie aussi ce régime de « lacto-ovovégétarien ».
Le régime végétalien, aussi appelé végétalisme, est une pratique alimentaire qui exclut la consommation de tous les aliments d'origine animale. Ce régime écarte ainsi la consommation de chair animale (viande, poisson, fruits de mer), comme le régime végétarien, mais aussi les œufs, les produits laitiers et le miel.
Plus qu’une simple pratique alimentaire, le véganisme est un mode de vie. Les personnes vegan adoptent un régime végétalien mais excluent également de leur quotidien l’utilisation de tous les produits d’origine animale, par exemple dans leur garde-robe (pas de laine, ni de cuir…) ou pour les cosmétiques.
Santé publique France formule des recommandations alimentaires sur des bases scientifiques actualisées (émises par l’Anses et le Haut Conseil de la santé publique). Ces recommandations sont notamment diffusées par mangerbouger.fr, site de Santé publique France. En ce qui concerne les recommandations pour les populations végétariennes et végétaliennes, les bases scientifiques ont été actualisées par l’Anses en 2025 pour la population adulte, mais ne portaient pas sur les populations spécifiques comme les femmes enceintes, les enfants et les adolescents et les personnes âgées.
Un régime végétarien peut présenter des atouts nutritionnels : une forte présence de fruits et légumes (riches en fibres, vitamines et ), une consommation en général régulière de féculents complets et de légumes secs, de fruits à coque, moins de graisses animales…
Toutefois, par rapport aux personnes qui incluent tout type d’aliments d’origine animale, il est plus difficile pour les végétariens de satisfaire tous leurs besoins nutritionnels. Ainsi, il faudra s’assurer d’avoir un apport suffisant en oméga-3 et en vitamine D. Pour les végétariens réduisant leurs apports en lait et produits laitiers, un risque de manquer de vitamine B12 existe aussi.
Vous pouvez retrouver ces dans :
Concernant les , le risque de manquer d’un quelconque n’existe que si la consommation totale en énergie et en protéines est trop faible. Or, des études (Anses 2016, 2017, Mariotti et Gardner 2019) ont montré que la plupart des végétariens consomment suffisamment de protéines, notamment grâce à la consommation de légumes secs. Par conséquent, contrairement à ce qui est souvent dit, il y a peu de risque que les végétariens manquent d’acides aminés quelconques. Pour cette raison, les associations lors d’un même repas de type « légumes secs / produits céréaliers » par exemple, ne sont pas utiles ; elles ne le seront que si l’apport total en protéines n’est pas suffisant et peu diversifié.
Dans ce dernier cas, les personnes qui suivent un régime végétarien peuvent, par exemple, associer :
Pour compenser une partie des protéines animales exclues de la consommation, il est donc important si vous êtes végétarien de consommer d’autres sources de protéines comme les légumes secs, les œufs, le lait et les produits laitiers.
Pour les femmes ayant un projet de grossesse, enceintes ou allaitantes, qui suivent un régime végétarien il est recommandé d’en parler avec le professionnel de santé qui les suit (médecin, sage-femme et/ou diététicien-nutritionniste). Cela leur permettra d’assurer tous les apports nutritionnels nécessaires à leur santé et à celle de leur enfant, en particulier en oméga-3, vitamine B12 et vitamine D (comme l’ensemble des adultes végétariens).
Par ailleurs, quelles que soient les habitudes alimentaires de la patiente ayant un projet de grossesse, le médecin prescrira de l’acide folique (aussi appelé vitamine B9).
Jusqu’à 4 mois, l’alimentation des enfants ne se compose que de lait maternel, ou d’une préparation de « lait premier âge » du commerce. Entre 4 et 6 mois, il est recommandé de commencer la diversification alimentaire. Après 6 mois le lait ne suffit plus, à lui seul, à couvrir les besoins nutritionnels de l’enfant.
L’alimentation végétarienne n’est pas adaptée aux nourrissons car elle peut entraîner des carences en fer, protéines, calcium et en certaines vitamines.
En plus des risques de déficiences liés au régime végétarien (en oméga-3 et vitamine D), le régime végétalien, en excluant tous les produits d’origine animale (la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers), peut entrainer des déficiences en vitamine B12 pour les hommes et femmes, mais aussi en zinc pour les hommes. Les végétaliens peuvent aussi dans certains cas manquer de fer ou de calcium par exemple, pouvant conduire à des problèmes de santé (notamment des anémies en cas d’apport en fer insuffisant).
Les personnes végétaliennes doivent donc prendre une supplémentation en vitamine B12 et des points réguliers avec son médecin ou diététicien-nutritionniste sont nécessaires pour qu’il prescrive une supplémentation en fer, calcium ou autre nutriment si besoin. Il estimera également si des analyses de sang régulières sont nécessaires.
Bon à savoir :
Les femmes ayant un projet de grossesse ou enceintes qui suivent un régime végétalien doivent impérativement en parler avec le professionnel de santé qui les suit (médecin, sage-femme et/ou diététicien-nutritionniste) pour s’assurer d’avoir des apports suffisants en nutriments essentiels à leur santé et à celle de leur enfant, en particulier en oméga-3, vitamine D, fer et vitamine B12. Une attention médicale toute particulière est recommandée, compte tenu des difficultés que peut présenter un tel régime pour assurer la couverture des besoins nutritionnels de la future maman et de son bébé.
Par ailleurs, quelles que soient les habitudes alimentaires de la patiente enceinte ou ayant un projet de grossesse, le médecin prescrira de l’acide folique (aussi appelé vitamine B9).
La composition nutritionnelle du lait des femmes allaitantes qui suivent un régime végétalien peut être modifiée par des apports nutritionnels insuffisants (2). Ainsi, comme pendant la grossesse, suivre un régime végétalien pendant l’allaitement nécessite un suivi médical.
Les boissons végétales de soja, d’avoine, de riz… ne sont pas des substituts des laits d’origine animale car leur composition nutritionnelle est très différente. Attention, ces boissons végétales, même enrichies en calcium et en vitamines, ne sont pas adaptées aux nourrissons.
Pour les enfants et les adolescents, un régime végétalien n'est pas adapté compte tenu des risques élevés d’apports insuffisants en fer, protéines, calcium, vitamines...
(1) https://www.anses.fr/fr/content/vitamine-d-pourquoi-et-comment-assurer-un-apport-suffisant
Date de publication le
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