Qu'est-ce que le PNNS ?

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Lancé en 2001, le Programme national nutrition santé (PNNS) a pour objectif général l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition (comprenant l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité). Ce programme a été reconduit en 2006 (PNNS-2), en 2011 (PNNS-3) et en 2019 (PNNS-4).

Le Plan National Nutrition Santé (PNNS)

La mise en place d’une politique nutritionnelle est apparue, au cours des vingt dernières années, comme une priorité de santé publique. Le rôle joué par la nutrition comme facteur de protection ou de risque des pathologies les plus répandues en France est de mieux en mieux compris, qu’il s’agisse du , des maladies cardiovasculaires de l’, de l’ ou du de type 2.

Le PNNS s’appuie, d’une part, sur une analyse de la situation nutritionnelle de la population française et de son évolution, telle qu’elle ressort des études récentes, comme les études INCA3 et Esteban mises en œuvre respectivement par l’Anses et Santé publique France et, d’autre part, dans le but de donner la priorité à la réduction des inégalités sociales dans ce domaine, sur les objectifs quantifiés du PNNS 2019-2023, actualisés par le Haut conseil de la santé publique.

Le PNNS 2019-2023 s’inscrit dans les orientations de la Stratégie nationale de santé, du Plan national de santé publique « priorité prévention : rester en bonne santé tout au long de sa vie » du gouvernement. Le quatrième PNNS est essentiellement axé sur la promotion d’une nutrition satisfaisante pour tous les groupes de population, avec un accent particulier pour les groupes défavorisés/à moindre niveau d’éducation. Il s’inscrit dans le cadre global d’une contribution de la France à l’atteinte des objectifs du développement durable. Il s’articule avec d’autres plans, programmes ou stratégies mis en œuvre par le gouvernement, qui le complètent, l’accompagnent, l’amplifient ou entrent en synergie avec lui. Ces outils concourent à l’atteinte de l’objectif d’amélioration de la santé de l’ensemble de la population dans le domaine de la nutrition :

Le PNNS s’applique à tous en métropole et Outre-mer. Un volet « Outre-mer » comportant des spécificités territoriales viendra compléter le PNNS applicable par ailleurs sur tout le territoire national (y compris les DOM).

Quelles évolutions depuis le premier PNNS ?

Certains indicateurs montrent que la situation s’est stabilisée voire un peu améliorée :

  • C’est le cas depuis le milieu des années 2000 de la prévalence du surpoids et de l’obésité tant chez les adultes que chez les enfants. Cette stabilisation survient à un niveau qui, bien que moins mauvaise comparativement à de nombreux autres pays européens, demeure trop élevée.

D’autres indicateurs n’évoluent pas de façon favorable :

  • La croissance de la prévalence du diabète de type 2 se poursuit ;
  • La pratique d’activité physique tend à décroître, particulièrement chez les femmes et les enfants, et reste très insuffisante.
  • Les comportements sédentaires ont fortement augmenté ces dix dernières années.
  • La consommation de sel, après avoir diminué au début des années 2000 stagne à un niveau beaucoup trop élevé, celle de sucres est trop importante tandis que la consommation de fruits et légumes et de fibres est beaucoup trop faible.
  • La consommation d’alcool, bien qu’en décroissance depuis de nombreuses années reste beaucoup trop importante.
  • En outre, la supplémentation systématique en folates de toutes les femmes qui désirent concevoir (4 semaines avant la conception et 8 semaines après), est insuffisamment mise en œuvre.
  • Malgré l’insuffisance de données précises sur ce sujet, la prévalence de la dénutrition demeure élevée, notamment chez les personnes âgées.

Le phénomène le plus notable reste cependant l’accroissement des inégalités sociales dans le champ de la nutrition.