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La nutrition des personnes âgées
L’organisme change en prenant de l’âge. Pour aider les plus de 60 ans à se maintenir en forme, il est important qu’ils puissent maintenir ou adopter une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.
A vous cependant d’adapter votre discours à des profils différents : les 55-60 ans sans problème particulier, et les personnes fragiles ou très âgées aux pathologies chroniques (diabète, sarcopénie, ostéoporose, etc.) ou aux facteurs de risques importants n’ont pas exactement les mêmes besoins.
Livret d’accompagnement destiné aux professionnels de santé des "Guide nutrition à partir de 55 ans" et "Guide nutrition pour les aidants des personnes âgées".Ce livret, destiné aux professionnels de santé, accompagne deux autres guides destinés au grand public : l’un pour les personnes à partir de 55 ans sans problème de santé majeur ou perte d’autonomie et le second pour les aidants, familiaux ou professionnels (auxiliaires de vie, etc.) des personnes âgées fragiles. Conçu dans le cadre du PNNS, il fait le point sur les connaissances scientifiques liées à la nutrition des personnes âgées et donne des conseils pratiques à adapter à la situation des patients.
Le guide Nutrition à partir de 55 ansEn prenant de l’âge, l’organisme change. Ses besoins nutritionnels aussi : contrairement aux idées reçues, ils ne diminuent pas avec l’âge et certains augmentent même. Besoins en minéraux, hypertension, activité physique, ostéoporose, etc., ce guide répond à toutes les questions liées à la nutrition. Il apporte les informations nutritionnelles spécifiques aux plus de 55 ans et bien au-delà, jusqu’à 80 ans et plus (en l’absence de maladie ou de problème nécessitant des conseils particuliers).
Prévenir la dénutrition
La dénutrition protéino-énergétique concerne de 2 % à 4 % des personnes âgées vivant à domicile entre 60 et 80 ans et peut atteindre 10 % au-delà de 80 ans dans certaines régions. Elle peut toucher jusqu’à 30 % des personnes âgées institutionnalisées. Le dépistage et le diagnostic de la dénutrition protéino-énergétique reposent sur des outils simples, permettant de mettre en place précocement des stratégies d’intervention. Il s’agit principalement d’identifier les situations à risque et de mesurer régulièrement le poids. Le poids peut cependant être un mauvais marqueur en cas d’obésité sarcopénique, la masse grasse remplaçant la masse maigre.
Les 12 signes d’alerte de la dénutrition :
- revenus financiers insuffisants ;
- perte d’autonomie physique ou psychique ;
- veuvage, solitude, état dépressif ;
- problèmes bucco-dentaires ;
- régimes restrictifs ;
- troubles de la déglutition ;
- consommation de 2 repas par jour seulement ;
- constipation ;
- prise de plus de 3 médicaments par jour ;
- perte de 2 kg dans le dernier mois ou de 4 kg dans les 6 derniers mois ;
- albuminémie < 35g/l ou cholestérolémie < 1,60 g/l ;
- toute maladie aiguë sévère.
La présence d’un seul de ces éléments suffit à évoquer un risque de dénutrition.
Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée (HAS)
La Haute Autorité de santé (HAS) a, dans le cadre du PNNS, émis des recommandations regroupées dans un rapport intitulé « Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée ». Elles concernent la prise en charge de la dénutrition chez les personnes âgées vivant à domicile ou en institution, ou hospitalisées. L’objectif de ces recommandations est d’élaborer un outil pratique de repérage et de prise en charge de la personne âgée dénutrie ou à risque de dénutrition.
Ces recommandations s’adressent à tous les professionnels de santé amenés à prendre en charge une personne âgée dénutrie ou à risque de dénutrition et plus particulièrement les médecins généralistes, les gériatres ainsi que les diététiciens, les infirmiers, les médecins nutritionnistes et les gastro-entérologues.
Pour en savoir plus : téléchargez le rapport complet de l’HAS











