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Alimentation, nutrition et cancer
Depuis près de 40 ans, de très nombreux travaux ont cherché à identifier et à préciser le rôle des facteurs nutritionnels susceptibles d’intervenir en tant que facteurs de risque, ou au contraire de protection, dans le développement des cancers. Ces recherches ont mis en évidence, avec des degrés de certitude variables, le rôle de certains d’entre eux dans l’initiation ou l’expression clinique des différents cancers.
A l’inverse, il est aujourd’hui communément admis qu’une alimentation diversifiée et équilibrée, privilégiant l’apport de facteurs protecteurs et limitant la consommation de boissons alcoolisées, associée à la pratique d’une activité physique, peut réduire d’environ 30 % le nombre de nouveaux cas de cancers, ce qui représente une diminution d’environ 100 000 nouveaux cas par an en France. La nutrition est ainsi, avec la lutte contre le tabac et l’alcool, un domaine où des progrès essentiels peuvent être réalisés.
L’Institut national du cancer a coordonné la réalisation de la brochure « Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations ». S’appuyant sur l’expertise du réseau National Alimentation Cancer Recherche (NACRe), cette brochure fait le point des connaissances les plus récentes sur les liens entre nutrition et cancers.
Pour en savoir plus :
- Téléchargez le rapport « Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations »
- Téléchargez également "Les recommandations pour la prévention primaire des cancers", un petit mémo qui détaille les principales recommandations en matière de nutrition et les niveaux de risque liés à la consommation de certains aliments et à certains comportements.
Consommation d’alcool et cancers
Dans son rapport de février 2009, l’Institut national du cancer a émis des recommandations précises sur la consommation d’alcool. Celle-ci est déconseillée, quel que soit le type de boisson alcoolisée (vin, bière, spiritueux, etc.).
- Ne pas inciter les personnes abstinentes à une consommation d’alcool régulière, même modérée, car toute consommation d’alcool régulière est à risque.
- En cas de consommation d’alcool, afin de réduire le risque de cancers, limiter la consommation autant que possible, tant en termes de quantités consommées que de fréquences de consommation.
En cas de difficulté, envisager un accompagnement et éventuellement une prise charge. Les enfants et les femmes enceintes ne doivent pas consommer de boissons alcoolisées.










