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Un niveau d’activité physique insuffisant
Si les enquêtes françaises récentes indiquent que les jeunes constituent le groupe d’âge le plus actif physiquement, cette réalité en dissimule une autre moins favorable.
Certes, les activités de loisirs ont connu un développement important mais elles ne permettent pas de compenser la diminution de l’activité physique quotidienne liée aux transports ou aux occupations scolaires et domestiques.
De plus, l’accès à des chemins piétonniers ou cyclables, aux parcs et à des zones de loisirs, est souvent rendu difficile par l’urbanisation extensive ou par les distances entre le domicile et ces équipements.
Pour beaucoup, il n’est souvent pas possible d’être physiquement actif au quotidien à moins d’une motivation et d’efforts importants. En outre, l’évolution de l’offre de loisirs dits « passifs » (télévision, jeux vidéo, etc.) favorise les comportements sédentaires.
Bien que le nombre d’heures de sport prévues dans les programmes scolaires français par les textes officiels soit parmi les plus importants de la Communauté européenne et malgré une offre de loisirs importante (15,9 millions de licenciés sportifs dont plus de la moitié de moins de 19 ans en 2006 ; 4 millions de jeunes accueillis par les ACEM en 2007), la moitié à peine des jeunes, en France, atteignent le niveau d’activité physique défini par les objectifs du PNNS.
Les enquêtes de population indiquent que 40 à 60 % des enfants et des jeunes ne pratiquent pas d’autre activité physique que celle des cours obligatoires à l’école. Ces chiffres sont en accord avec les données des fédérations qui indiquent que seuls 50 % des enfants et des jeunes adhèrent à un club ou une association sportive ou de loisirs, avec une fréquentation plus importante pour les garçons.
Une diminution des APS de loisirs est observée avec l’âge, notamment à l’adolescence. Ainsi à 11 ans, 65 % des enfants sont inscrits dans une association sportive alors qu’à 18 ans, ils ne sont plus que 42 %. La baisse de pratique touche plus particulièrement les filles.
Il existe de plus un gradient socio-économique avec un niveau de pratique moins important dans les milieux les moins favorisés. Les jeunes fréquentant des établissements en zone d’éducation prioritaire remplacée par les réseaux « ambitions réussite » (RAR) ou les réseaux de « réussite scolaire » (RRS) font moins d’APS encadrées que les autres et le revenu du foyer est un facteur discriminant important.
Certains facteurs culturels constituent également des freins à la pratique.
Cette diminution de la pratique pendant l’enfance contribue à l’augmentation de l’obésité chez les enfants et les adolescents. Il ne fait aucun doute qu’elle aura, indépendamment de ses effets sur le poids, des répercussions sur l’état de santé des futurs adultes.







