Nouvelles recommandations pour la diversification alimentaire des enfants de moins de 3 ans : L’essentiel

Les recommandations alimentaires du PNNS (Programme National Nutrition Santé) pour les enfants de moins de 3 ans ont été actualisées en 2021 par Santé publique France sur la base des avis de l’Anses et du HCSP. Elles ont été mises au point avec l’appui de professionnels de santé et de la petite enfance et ont fait l’objet de plusieurs études auprès de parents et de professionnels de santé.

Principale nouveauté

  • Possibilité d’introduire tous les groupes d’aliments, y compris les aliments réputés allergènes dès le début de la diversification, c’est-à-dire entre 4 et 6 mois.
    • Il n’est plus recommandé de retarder l’introduction des aliments les plus allergènes comme le gluten, l’œuf, les arachides, les produits laitiers, même chez l’enfant à risque d’allergie.
    • Tous les groupes d’aliments, ce sont aussi les légumes secs, les produits céréaliers complets(pain complet ou aux céréales, pâtes/semoule complètes…), à introduire en fonction des capacités digestives de l’enfant. L’enfant s’habituera ainsi très tôt à consommer des aliments riches en fibres.
    • L’introduction des différents groupes alimentaires peut se faire sans respecter un ordre particulier.

Autres nouveautés

  • Ajouter systématiquement des matières grasses (alterner huiles de colza, de noix, d’olive ou de temps en temps un peu de beurre) dans les préparations maison ou dans celles du commerce qui n’en contiennent pas. En effet, les apports en lipides des enfants de moins de 3 ans sont en moyenne insuffisants.
  • Introduire de nouvelles textures à partir de 6-8 mois (environ 2 mois après le début de la diversification) : passer progressivement des purées ou compotes lisses aux aliments écrasés, puis aux petits morceaux mous puis à croquer. Cela stimule l’apprentissage de la mastication par l’enfant et son acceptation ultérieure des aliments solides.
  • Dès un an, il est possible d'alterner lait de croissance et lait de vache entier UHT.
  • Introduire les produits sucrés à l’âge le plus tardif possible et de manière limitée.
    • En effet, actuellement la consommation d’aliments riches en sucres, de type confiserie, boissons sucrées ou gâteaux apparait tôt dans la diversification alimentaire et semble difficilement compatible avec la mise en place d’habitudes alimentaires saines.
    • Le goûter est en France très largement dominé par la consommation d'aliments transformés sucrés et/ou gras. Il est fortement recommandé de proposer à l'enfant des produits intéressants d'un point de vue nutritionnel au goûter.

L’importance de l’interaction parents/enfant au moment du repas.

 Concernant l’alimentation, quelques fondamentaux : Proposer à l’enfant de manière répétée (jusqu’à 10 fois) les aliments qu’il n’apprécie pas tout de suite, faire confiance à l’appétit de l’enfant et être attentif aux signes de rassasiement, ne pas le forcer à manger.

Compte tenu des pratiques actuelles en matière d'usage des écrans, il est important de rappeler qu'au repas comme à beaucoup d'autres moments, l'enfant a besoin d’attention. Il est donc préférable d'éteindre la télé et de laisser les téléphones à distance. De son côté, l'enfant sera moins distrait et sentira mieux quand il est rassasié.

Le petit guide de la diversification alimentaire

Les recettes et tutos de la diversification alimentaire

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