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Les objectifs de santé publique
Le Haut Conseil de la santé publique a notamment pour mission de "contribuer à la définition des objectifs pluriannuels de santé publique, d’évaluer la réalisation des objectifs nationaux de santé publique et de contribuer au suivi annuel".
Il a défini, dans son rapport d’avril 2010 intitulé Objectifs de santé publique : évaluation des objectifs de la loi du 9 août 2004. Propositions., des objectifs destinés à piloter et évaluer la politique nutritionnelle, en termes d’amélioration de la qualité de la santé de la population et de réduction des niveaux d’exposition à divers risques.
La question des inégalités sociales de santé, qui concerne l’ensemble des thématiques de la politique de santé publique, a fait l’objet d’une attention particulière.
Ces objectifs nutritionnels structurent les orientations stratégiques et servent de base pour définir les actions prévues pour le Programme national nutrition santé (PNNS) et le Plan obésité (PO).
Dans le domaine de la nutrition, ces objectifs quantifiés ont été regroupés selon quatre axes. D’autres objectifs relatifs à des niveaux d’exposition ayant des conséquences sur l’état nutritionnel (consommation d’alcool) ou à des problèmes de santé ayant un déterminant nutritionnel (HTA, dyslipidémie…) ont été également définis.
Axe 1 : Réduire l’obésité et le surpoids dans la population
Axe 2 : Augmenter l’activité physique et diminuer la sédentarité à tous les âges
Axe 3 : Améliorer les pratiques alimentaires et les apports nutritionnels, notamment chez les populations à risque
Axe 4 : Réduire la prévalence des pathologies nutritionnelles
Axe 1 : Réduire l’obésité et le surpoids dans la population
- Stabiliser la prévalence de l’obésité et réduire le surpoids chez les adultes
stabiliser, en 5 ans, la prévalence de l’obésité chez les adultes ;réduire, de 10 % au moins, en 5 ans, la prévalence du surpoids chez les adultes ;stabiliser, en 5 ans, chez les femmes en situation de pauvreté, la prévalence de l’obésité ;diminuer de 15 % au moins, en 5 ans, la prévalence de l’obésité morbide.
- Diminuer la prévalence de l’obésité et du surpoids chez les enfants et les adolescents
diminuer en 5 ans, de 15 % en moyenne, chez les enfants et adolescents de 3 à 17 ans, la prévalence globale de surpoids et d’obésité ;diminuer en 5 ans, de 15 % au moins, chez les enfants et les adolescents de 3 à 17 ans issus de milieux défavorisés, la prévalence de surpoids et d’obésité.
Axe 2 : Augmenter l’activité physique et diminuer la sédentarité à tous les âges
- Augmenter l’activité physique chez les adultes
augmenter chez les adultes, en 5 ans, la proportion de personnes située dans la classe d’activité physique [1]« élevée » de 20 % au moins chez les hommes et de 25 % au moins chez les femmes ;« moyenne » de 20 % au moins.
- Augmenter l’activité physique et lutter contre la sédentarité chez les enfants et les adolescents
atteindre, en 5 ans, au moins 50 % d’enfants et adolescents de 3 à 17 ans ayant une activité physique d’intensité élevée trois fois par semaine pendant au moins une heure ;diminuer de 10 % au moins, en 5 ans, le temps moyen journalier passé par les enfants et les adolescents de 3 à 17 ans devant un écran.
Axe 3 : Améliorer les pratiques alimentaires et les apports nutritionnels, notamment dans les populations à risque
- Augmenter la consommation de fruits et légumes :
augmenter en 5 ans, chez les adultes en population générale, la consommation de fruits et légumes, de sorte que :70 % au moins d’adultes consomment au moins 3,5 fruits et légumes par jour ;50 % au moins d’adultes consomment au moins 5 fruits et légumes par jour.augmenter, en 5 ans, chez les adultes en situation de pauvreté, la consommation de fruits et légumes, de façon à :doubler la proportion d’adultes déclarant consommer des fruits et légumes au moins 3 fois par jour ;multiplier par 5 la proportion d’adultes déclarant consommer des fruits et légumes au moins 5 fois par jour.augmenter en 5 ans, chez les enfants et les adolescents de 3 à 17 ans, la consommation de fruits et légumes, de sorte que :50 % au moins consomment au moins 3,5 fruits et légumes par jour ;25 % au moins consomment au moins 5 fruits et légumes par jour.
- Réduire la consommation de sel :
diminuer la consommation moyenne de sel dans la population pour atteindre, en 5 ans :8 g/jour chez les hommes adultes ;6,5 g/jour chez les femmes adultes et les enfants.
- Améliorer la répartition des macronutriments dans les apports énergétiques sans alcool (AESA) :
ramener, chez les adultes et les enfants, en 5 ans, la contribution moyenne des lipides totaux au sein des apports énergétiques sans alcool (AESA) à 36,5 % ;ramener, chez les adultes et les enfants, en 5 ans, la part moyenne des acides gras saturés, au sein des apports en lipides totaux :à 36 % chez les adultes ;à 37 % chez les enfants.augmenter, chez les adultes et les enfants, la part des apports en glucides complexes et en fibres et diminuer la part des apports en glucides simples issus des produits sucrés dans l’apport énergétique total ;augmenter, en 5 ans, la proportion de personnes ayant des apports en glucides complexes = 27,5 % de l’AESA :de 20 % chez les adultes ;de 35 % chez les enfants.augmenter, en 5 ans, la proportion de personnes ayant des apports en glucides simples issus des produits sucrés < 12,5 % de l’AESA :de 7 % chez les adultes ;de 20 % chez les enfants.doubler, chez les adultes, la proportion de personnes ayant des apports en fibres > 25 g/jour.réduire de 25 % au moins, en 5 ans, la proportion d’enfants consommant plus d’un demi-verre de boissons sucrées par jour.
- Augmenter les apports en calcium dans les groupes à risque
diminuer de 10 % au moins, la proportion de femmes jeunes, d’adolescents et de personnes âgées ayant des apports en calcium alimentaire inférieurs au Besoin nutritionnel moyen (BNM).
- Lutter contre la carence en fer chez les femmes en situation de pauvreté
réduire d’un tiers, en 5 ans, la fréquence de l’anémie ferriprive chez les femmes en situation de pauvreté, en âge de procréer (15-49 ans).
- Améliorer le statut en folates chez les femmes en âge de procréer
réduire de 30 % au moins, en 5 ans, la proportion des femmes en âge de procréer (15-49 ans) ayant un risque de déficit en folates (taux de folates plasmatiques < 3 ng/mL) ;réduire de 20 % au moins, en 5 ans, la proportion de femmes ayant des apports en folates inférieurs au BNM ;augmenter de 50 % au moins, en 5 ans, le nombre d’unités de comprimés d’acide folique (0,4 mg) prescrits pour un projet de grossesse.
- Promouvoir l’allaitement maternel
augmenter de 15 % au moins, en 5 ans, le pourcentage d’enfants allaités à la naissance ;augmenter de 25 % au moins, en 5 ans, la part des enfants allaités à la naissance bénéficiant d’un allaitement exclusif ;allonger de deux semaines, en 5 ans, la durée médiane de l’allaitement ;retarder d’un mois, en 5 ans, l’âge médian d’introduction de tout autre aliment que le lait (maternel ou formule lactée du commerce).
Axe4 : Réduire la prévalence des pathologies nutritionnelles
- réduire la prévalence des troubles du comportement alimentaire chez les adolescents ;
- réduire, en population générale, en 5 ans, le pourcentage de personnes âgées dénutries vivant à domicile ou en institution :
de 15 % au moins pour les plus de 60 ans ;de 30 % au moins pour les plus de 80 ans.
- réduire de 20 % au moins, en 5 ans, le pourcentage de malades hospitalisés dénutris.
[1] * : selon le questionnaire IPAQ (International Physical Activity Questionnaire







