Boîte à outils :
Contenus de la page :
Les principes d’une démarche d’éducation pour la santé des adolescents
Les principes de cette démarche sont les suivants :
- Le bien-être
Une porte d’entrée pour une approche globale de la santé Replacer les thèmes de l’alimentation et de l’activité physique dans une perspective plus large de bien-être, « cela signifie non seulement prendre en compte les multiples composantes des comportements de santé, les relations avec la famille et avec les pairs, la vie scolaire, les transformations corporelles et psychologiques propres à l’adolescence, mais aussi amener le jeune à développer ses propres capacités à être acteur de sa santé. »
- Informer
Un élément nécessaire mais pas suffisant : « Les comportements de santé sont complexes et répondent à des représentations, désirs, contraintes, habitudes, normes sociales, psychologiques, économiques. » Informer les adolescents des recommandations en matière de consommation alimentaire et d’activité physique ne peut donc pas suffire à leurs changements de comportement. C’est pourquoi cet apport de connaissance constitue seulement l’une des composantes de l’éducation pour la santé sur ces thèmes. Une action d’éducation pour la santé doit permettre une participation active des élèves et favoriser leur implication tout au long du programme d’actions.
- Veiller à ne pas culpabiliser les jeunes
Leur alimentation, leur niveau d’activité physique, leur état nutritionnel et, plus globalement, leur état de santé ne dépend pas uniquement de leurs comportements et de leurs choix. Ils sont aussi largement contraints par les facteurs biologiques, culturels, socio-économiques et par tout ce qui les entoure (environnement en matière d’offre alimentaire, d’accès aux soins, de publicités, de normes sociales, de pression médiatique, etc.). Une action sur la santé qui passerait sous silence cet ensemble de facteurs et serait focalisée uniquement sur le comportement et la responsabilité individuelle des élèves risquerait de provoquer chez certains un sentiment de culpabilité (savoir ce qu’il « faudrait faire » mais ne pas « pouvoir ou réussir à le faire » pour diverses raisons), voire d’accroître chez d’autres un sentiment de révolte ou de transgression. Les questions de responsabilité collective seront aussi abordées en travaillant, par exemple, sur la notion de consommateur citoyen ou sur le rôle de chacun des acteurs concernés au sein du restaurant scolaire…
- Permettre aux adolescents de s’exprimer et s’appuyer sur leurs représentations
Donner aux adolescents la possibilité de faire état de leurs connaissances, d’exprimer leurs points de vue, leurs envies, leurs goûts, leurs croyances, leurs émotions, leurs contraintes (et autres influences extérieures…) favorise la prise de conscience de leur comportement. Cela est nécessaire pour mieux comprendre certains freins au changement et cela permet aussi de mieux choisir et orienter les activités à mettre en place, de façon à être en phase avec leurs attentes et leurs préoccupations et à ne pas leur imposer un discours ou des exemples de situations avec lesquels ils ne s’identifieront pas.
En pratique :
- privilégier les techniques donnant la possibilité à chacun de s’exprimer (débats, discussions, etc.) et de se mettre en situation (jeux de rôle, enquête, organisation d’un repas ou d’un événement sportif, etc.) ;
- varier les techniques et les outils (jeux, utilisation de matériel multimédia et informatique, arts plastiques, autres activités d’expression artistique, etc.) pour donner à chacun la possibilité de valoriser ses compétences propres ;
- travailler en réseau ou à plusieurs pour pérenniser un projet et pouvoir orienter les adolescents. Même si les sujets de l’alimentation et de l’activité physique ne sont pas les plus sensibles (par rapport à ceux de la sexualité, des dépendances ou de la violence), ils n’en sont pas pour autant anodins et peuvent faire surgir des questions ou réactions (difficultés liées au poids et à l’image de soi, par exemple). C’est pourquoi il importe que l’adolescent puisse poser des questions et trouver des réponses à l’issue de l’activité, en impliquant dans le projet différents professionnels ressources (dont l’infirmière et le médecin scolaire, que les élèves pourront consulter si besoin).












