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L’offre alimentaire en milieu scolaire
On entend par offre alimentaire toute distribution de boissons et d’aliments organisée pendant le temps scolaire : restauration, collation, goûter, vente directe, anniversaire, kermesse…
Il convient de rappeler que le rythme des repas répond à des besoins physiologiques, mais aussi à un contexte économique et social et à des habitudes culturelles. En France, l’organisation de la journée est rythmée généralement par trois repas par jour chez les adultes, auxquels s’ajoute, l’après-midi, le goûter chez les enfants et les adolescents.
L’équilibre alimentaire ne se fait donc pas sur un seul repas mais sur toute la journée, voire sur plusieurs jours. L’important est de respecter le rythme d’un jour à l’autre et de viser à l’élimination des grignotages.
Toute offre alimentaire en dehors des repas a une incidence sur les rythmes alimentaires des élèves, provoque un déséquilibre qui peut favoriser le surpoids et l’obésité et contribue au développement de comportements insatisfaisants, en contradiction avec les efforts d’éducation.
L’aspect éducatif du repas est peut-être trop souvent oublié ou ignoré. Il est bon d’en souligner l’importance chez les jeunes enfants qui peuvent acquérir tôt des notions simples sur les principaux aliments, en même temps qu’un bon comportement alimentaire.
De nombreux projets sont déjà mis en place. Leur intérêt est d’agir sur les différents facteurs influençant la nutrition et l’alimentation.
Modalités de mise en œuvre de l’amélioration de l’offre alimentaire en milieu scolaire
L’offre alimentaire en milieu scolaire a fait l’objet de plusieurs textes depuis 2001 destinés à favoriser son amélioration :
- la circulaire interministérielle n° 2001-118 du 25 juin 2001, relative à « La composition des repas servis en restauration scolaire et la sécurité des aliments », répond à l’évolution des normes dans le domaine de la restauration scolaire. Elle rappelle les besoins nutritionnels des enfants et adolescents, énonce des recommandations pour garantir l’équilibre alimentaire, souligne l’obligation de sécurité qui est l’un des fondements du droit alimentaire, instaure l’école comme l’un des lieux de l’éducation nutritionnelle et de l’éducation au goût et prévoit éventuellement la consultation de professionnels de la diététique ou de la nutrition. Afin d’améliorer la qualité nutritionnelle des repas, les recommandations relatives à la nutrition du groupe d’étude des marchés restauration collective et de nutrition (GEMRCN) sont entrées en application avec l’arrêté n°12011-1227 du 30 septembre 2011.
- la note n° 2004-0095 du 25 mars 2004 du ministère de l’Education nationale relative à « La collation matinale et les autres prises alimentaires », destinée à l’ensemble des écoles, définit les principes généraux qui doivent présider à la collation en milieu scolaire, les recommandations sur l’organisation, les horaires et le contenu de cette collation. Cette note rappelle notamment que : « La collation matinale à l’école n’est ni systématique, ni obligatoire et aucun argument nutritionnel ne justifie la collation matinale de 10 heures, qui aboutit à un déséquilibre de l’alimentation et à une modification des rythmes alimentaires des enfants ». Un accompagnement adapté permet d’expliquer aux parents l’intérêt de la mise en œuvre de cette note ;
- depuis le 1er septembre 2005 « Les distributeurs automatiques de boissons et de produits alimentaires payants et accessibles aux élèves sont interdits dans les établissements scolaires », en application de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004, relative à la politique de santé publique (article 30).
Toutefois, d’autres formes de distributions alimentaires existent au niveau des établissements et sont organisées par le foyer socio-éducatif, la maison des lycéens ou la vente directe aux élèves. Elles peuvent être maintenues. Cependant, il convient de guider le choix des organisateurs pour que les produits proposés à la vente soient des produits à faible densité énergétique et forte densité nutritionnelle (par exemple : fruits, produits céréaliers, variété de pains, produits laitiers sans ajouts de sucre ou gras, jus de fruits). Les viennoiseries sont considérées comme des produits gras et sucrés.
Enfin, l’installation de fontaines à eau dans les établissements scolaires doit être développée, en concertation avec les collectivités territoriales, afin de mettre à disposition des élèves une boisson non calorique et gratuite.












