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Promouvoir l’activité physique des jeunes
La promotion d’un mode de vie actif et la lutte contre la sédentarité sont des objectifs du Programme national nutrition santé (PNNS).
Chez l’enfant comme chez l’adulte, la pratique régulière d’une activité physique favorise le maintien ou l’amélioration de la forme physique, procure des bénéfices sur le plan psychologique et social et a un effet favorable sur plusieurs aspects de la santé physique : composition corporelle et surpoids, profil métabolique, risque cardiovasculaire et densité osseuse.
Les experts s’accordent à dire que les recommandations proposées pour l’âge adulte, soit l’équivalent de 30 minutes d’activité physique modérée ou intense par jour, ne sont pas suffisantes pour les jeunes. Pour eux, un minimum de 60 minutes par jour d’activité physique modérée ou intense est souhaitable.
Des données récentes suggèrent que ces 60 minutes doivent s’ajouter au temps passé en activités de la vie quotidienne de faible intensité et qu’il convient par ailleurs de limiter le temps consacré à des occupations sédentaires (télévision, vidéo, ordinateur, Internet…)
Une intervention auprès des collégiens centrée sur l’activité physique et la sédentarité (Icaps) a été menée de 2002 à 2006 dans le Bas-Rhin par le professeur Chantal Simon et son groupe de recherche de l’université Louis Pasteur de Strasbourg sur près de 1 000 collégiens.
L’ICAPS visait à évaluer l’impact d’une action « multiniveaux » ciblant l’activité physique et la sédentarité sur l’évolution pondérale et le risque vasculaire d’adolescents de 6ème. Le choix d’élèves de 6ème est justifié par le fait qu’à cet âge s’amorce une diminution de l’activité physique.
L’intervention a été conçue pour :
- changer les attitudes et motivations vis-à-vis de l’activité physique par les débats et l’accès à de nouvelles activités attrayantes ;
- favoriser un support social par les parents, les enseignants et les éducateurs sportifs ;
- fournir des conditions environnementales qui favorisent l’activité physique à l’école et en dehors de celle-ci, pendant les loisirs et dans la vie quotidienne (permanences, inter-cours, périscolaire, trajet maison/école, etc.).
Elle a permis de démontrer qu’il est possible d’augmenter l’activité physique habituelle et de réduire la prise de poids chez les adolescents.
Basé sur ce succès, un guide a été conçu et réalisé en partenariat avec les personnes ayant mis en place l’étude Icaps. Ce guide se veut un outil pour les acteurs (élus, éducateurs, animateurs, enseignants, etc.) et les structures (associations, centres de loisirs, clubs et fédérations sportives, collectivités territoriales, agences régionales de santé, etc.) qui mènent ou souhaitent mener des actions de promotion de l’activité physique auprès des jeunes. Il met à leur disposition des repères pour l’action et n’a pas pour objectif d’être suivi à la lettre. Il appartiendra aux acteurs de se saisir des propositions et des ressources locales les plus adaptées à leur contexte, en s’appuyant bien évidemment sur les actions et programmes existants.








