Ces objectifs précis et quantifiés permettent aux professionnels de santé publique d’évaluer l’évolution de la situation au moyen d’indicateurs élaborés par les spécialistes.
Pour la population, et afin de rendre accessible, compréhensible les données scientifiques les plus récentes sur le lien entre nutrition et santé, des repères de consommation pour la population ont été élaborés. Ces repères, axés sur les aliments disponibles, directement consommés par les ménages (et non pas sur des notions de nutriments de type vitamines, lipides…) ont vocation à être la référence au-delà des messages contradictoires émanant des multiples sources qui abordent les questions de nutrition. La légitimité de cette référence vient de leur mode d’élaboration, par des groupes d’experts issus du secteur public, réunis dans le cadre de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments.
La communication de ces repères et de la façon de les mettre en oeuvre repose sur la promotion d’une nutrition positive associant nutrition et plaisir, prenant en compte la diversité des situations, reconnaissant la complexité de l’acte alimentaire et sa dimension sociale et culturelle. Les spécificités de certains groupes de population sont prises en compte (les jeunes (enfants et adolescents) et leurs parents, les personnes de plus de 55 ans et les femmes enceintes). Le PNNS a également mis au cœur de sa stratégie la déclinaison d’action auprès des populations défavorisées ou en situation de précarité.
Enfin, les professionnels de santé, de l’éducation, de l’alimentation, de l’activité physique et du secteur social, indispensables relais auprès de la population, sont associés à la démarche et des actions spécifiques sont développées à leur profit.
Concernant la consommation alimentaire
1. Augmenter la consommation de fruits et légumes afin de réduire le nombre de petits consommateurs de fruits et légumes d’au moins 25%.
2. Augmenter la consommation de calcium afin de réduire de 25% la population des sujets ayant des apports calciques en dessous des apports nutritionnels conseillés, tout en réduisant de 25% la prévalence des déficiences en vitamines D.
3. Réduire la contribution moyenne des apports lipidiques totaux à moins de 35% des apports énergétiques journaliers, avec une réduction d’un quart de la consommation des acides gras saturés au niveau de la moyenne de la population.
4. Augmenter la consommation de glucides afin qu’ils contribuent à plus de 50% des apports énergétiques journaliers en favorisant la consommation des aliments sources d’amidon, en réduisant de 25% la consommation actuelle en sucres simples, et en augmentant de 50% la consommation de fibres.
5. Réduire la consommation annuelle d’alcool par habitant de 20% afin de la faire passer en dessus de 8,5 l/an/habitant.
Concernant les indicateurs biologiques
6. Réduire de 5 % la cholestérolémie moyenne des adultes.
7. Réduire de 2-3 mm de mercure la moyenne de la pression artérielle systolique chez les adultes.
8. Réduire de 20 % la prévalence du surpoids et de l’obésité (IMC > 25 kg/m2) chez les adultes et interrompre l’augmentation particulièrement élevée au cours des dernières années de la prévalence de l’obésité chez les enfants.
Concernant le mode de vie
9. Augmenter l’activité physique quotidienne par une amélioration de 25% du pourcentage des sujets faisant, l’équivalent d’au moins 1/2 h de marche rapide par jour, au moins cinq fois par semaine.
1. Réduire la consommation moyenne de chlorure de sodium (sel) à moins de 8g par personne et par jour,
2. Réduire la carence en fer pendant la grossesse,
3. Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer, notamment en cas de désir de grossesse,
4. Promouvoir l’allaitement maternel,
5. Améliorer le statut en fer, en calcium et en vitamine D des enfants et des adolescents,
6. Prévenir, dépister et limiter la dénutrition des personnes âgées et améliorer leur statut en calcium et en vitamine D,
7. Réduire la fréquence de la déficience en iode de 8,5% chez les hommes et 10,8% chez les femmes,
8. Améliorer l’alimentation des personnes défavorisées en réduisant notamment les déficiences vitaminiques et minérales,
9. Protéger les sujets suivant des régimes restrictifs contre les déficiences vitaminiques et minérales ; prendre en charge les problèmes nutritionnels des sujets présentant des troubles du comportement alimentaire,
10. Prendre en compte les problèmes d’allergies alimentaires.
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