Le repas à la cantine : un moment qui a toute son importance

En France, un enfant sur deux prend son déjeuner à la cantine scolaire en primaire et deux sur trois au collège et lycée. Celle-ci n’a pas toujours bonne réputation… Mais qu’en est-il vraiment ? Que sert-on à l’école à nos enfants ?

Fillette qui mange du pain

Au cours des vingt dernières années, la fréquentation de la cantine a augmenté (Cnesco 2017). Aujourd’hui, plus de 6 millions d’élèves y déjeunent régulièrement. Les repas sont préparés par les services de la ville ou par des entreprises avec lesquelles les collectivités passent des contrats.

Le déjeuner : un repas primordial

Le déjeuner joue un rôle très important dans la journée d’un élève. Il s’agit d’un moment de partage et de sociabilisation qui va impacter la qualité de vie des élèves. C’est notamment pour cette raison qu’une circulaire de 2001 rappelle la nécessité de prendre en compte le confort des élèves dans les restaurants scolaires (aménagement des locaux, mobilier adapté, attention portée aux nuisances sonores, durée de restauration…).

Le déjeuner est aussi un moment d’apprentissage du goût et du vivre ensemble.

Enfin, des études ont montré que ce repas pouvait influencer l’apprentissage scolaire des enfants, d’où l’importance de veiller à ce qu’il soit de bonne qualité.

Des menus variés et équilibrés

Depuis 2011 une nouvelle réglementation s’applique à tous (établissements du public et du privé) et a pour but d’améliorer la qualité nutritionnelle des repas sans pour autant oublier le plaisir! 

Les acteurs de la restauration collective doivent ainsi respecter un cahier des charges qui établit des règles précises sur la composition des repas, les fréquences de présentation des plats servis et la taille des portions, établies en fonction de l’âge des élèves.  

L’objectif de ces recommandations nutritionnelles est d’améliorer la qualité des repas servis en restauration scolaire et plus particulièrement de :

  • augmenter la consommation en fruits, légumes et féculents,
  • réduire et rééquilibrer les apports en matières grasses (plus de matières grasses végétales et moins de matières grasses animales),
  • diminuer les apports en sucres ajoutés,
  • augmenter les apports en fer et en calcium,
  • limiter la consommation de sel.

Vers des repas de meilleure qualité ?

Suite aux états généraux de l’Alimentation qui se sont tenus fin 2017, une loi visant notamment à améliorer la qualité des repas servis à la cantine est en cours d’examen. Celle-ci prévoit que la restauration collective publique devra s’approvisionner avec au moins 50% de produits sous signes de qualité dont 20% de produits issus de l’agriculture biologique à compter du premier janvier 2022.

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